Un jour, un catcheur : Antonine Martaud

Jusqu’au vendredi 27 septembre nous vous présentons les catcheurs qui combattront lors du premier CATCH LITTERAIRE de la saison 2013-2014.

Ce premier événement de la saison se déroulera à Marly-le-Roi, haut-lieu du CATCH LITTERAIRE des années 80. Spécialement pour l’occasion, des anciennes gloires du Catch, passées aux oubliettes du ring, refont surface avec une incommensurable soif de victoire et viennent défier la nouvelle génération.

 Antonine Martaud

 

Martaud

Antonine Martaud, l’Haruspice des Hospices.

Antonin Arthaud a écrit « Le théâtre et son double » en 1938, en fait, il aurait dû écrire le « théâtre et son triple » car moi, Antonine, je suis le double d’Antonin. Il aurait même pu écrire le théâtre et son quadruple puisque je suis aussi la jumelle française de la romancière Antonine Maillet née au nouveau Brunswick, la pauvre, dont son fameux roman la Sagouine est inspiré de mes aventures !

Comme Antonin, j’ai été obligée de fréquenter de bonne heure les établissements psychiatriques et les bibliothèques… J’ai d’ailleurs rencontré ce grand génie à Charenton en 1945. Antonin, m’a préféré Alfred Jarry pour mettre en œuvre son « esthétique de la cruauté ». Je ne lui en veux pas, moi, je suis pour l’esthétique du foie de pouletMais, l’un comme l’autre nos oeuvres sont d’une telle fulgurance que la société ne peut pas les entendre.

Nos ancêtres cherchaient l’explication du monde dans le vol des oiseaux, la foudre et le foie des animaux. J’en ai profité pour mélanger les trois techniques : Moi, Antonine Martaud, je vois l’avenir en examinant le foie des oiseaux venant du canada les jours de foudre. J’ai une si grande réputation que l’on m’a nommé L’Haruspice* des Hospices, pour vous servir !

Ma citation préférée est évidemment d’Antonin Artaud : l’absurde me marchait sur les pieds.

in Le Pèse-nerfs (1924-1925) N.R.F

 

Hymne : SI J’AVAIS UN MARTEAU de Claude François, musique de Pete Seeger

Si j’étais un marteau
Je cognerais le jour
Je cognerais la nuit
J’y mettrais tout mon coeur
Je bâtirais un asile
Un jardin et une barrière
Et j’y mettrais mon père
Ma mère, Antonin et mes soeurs
Oh, oh, ce serait le bonheur.

Si j’étais une cloche
Je sonnerais le jour
Je sonnerais la nuit
J’y mettrais tout mon coeur
Pour écrire tout le jour
le soir pour appeler à la soupe
Je chanterais à mon père
Ma mère, Antonin et mes soeurs
Oh! oh! ce serait le bonheur.

C’est le marteau du courage
C’est la cloche de la liberté
Mais la chanson, c’est pour mon père
Ma mère, Antonin et mes soeurs
Oh! oh! Pour moi, c’est le bonheur
C’est ça, le vrai bonheur
Si j’étais un marteau
Si j’étais un marteau…

Plat préféré : La terrine de foie de volaille (faut bien faire des économies)

 

3 super-pouvoirs pour freiner l’adversaire :

  • Mettre son texte au futur
  • Introduire dans son texte une recette de terrine de foies de volailles
  • Introduire dans le texte des instruments de bricolage (au moins 5)

 

  • Haruspice chez les romains, sacrificateur qui prédisait l’avenir par l’examen des entrailles des victimes (Larousse)